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La mode est un jeu






La mode. J’ai constaté autour de moi et pour beaucoup qu’elle était synonyme de futilité, de légèreté, de celle que l’on désapprouve. Elle n’est pas sérieuse, elle est superficielle. On la porte mais on cache son attrait, ses trouvailles.

Je lis des magazines de mode mais je ne le crie pas haut et fort. Je tais le prix de certaines pièces, moi qui suis pourtant bien raisonnable, à ceux qui haussent les sourcils et restent la bouche ouverte en apprenant qu’un pull a coûté 30 euros !

Ceux-là ne voient pas la beauté de la pièce, tout ce que l’on pourra faire avec, toutes ces autres pièces qu’il mettra en valeur. C’est un jeu. Chercher la bonne association, découvrir de nouveaux styles, de nouveaux « moi », tendre vers celle que j’ai envie d’être aujourd’hui, femme fatale, femme enfant, silhouette romantique ou classique.

Ils disent que c’est être mal dans sa peau, se camoufler, que ça ne sert à rien, ne change pas ce que l’on est que « l’habit ne fait pas le moine ».

Moi je dis qu’ils ne comprennent pas. Que la mode, ce n’est pas se cacher derrière des vêtements, ce n’est pas faire le mouton, ce n’est pas être superficielle.

Superficielle, j’ai cherché la définition exacte : « Qui n’appartient qu’à la surface, n’intéresse que la surface » / « Qui n’est ni profond, ni essentiel ».

Aimer la mode, la pratiquer, ce n’est pas enfiler des couches de vêtements sans réfléchir, juste en cherchant des associations de couleurs et de formes.

Aimer la mode, c’est s’amuser avec les couleurs et les formes. C’est donner à voir ce que l’on est vraiment à l’intérieur, ce que l’on voudrait être, c’est offrir aux autres la vision que l’on a de soi.

C’est se sentir bien dans ce que l’on porte, se sentir à son avantage. C’est se conférer une force supplémentaire. Supplémentaire. C’est se doter d’assurance, de confiance en soi, c’est être ce que l’on veut.

C’est aussi un jeu, un plaisir, un amusement.

Ouvrir un magazine de mode et découvrir de belles photos, découvrir de nouvelles icônes et de nouveaux blogs mode, de nouvelles inspirations. C’est un trépignement, quelques instants d’excitation, une nourriture pour les yeux et la créativité.

Ce n’est pas être un mouton et porter du marron, « le nouveau noir » parce que cette saison, c’est comme ça et pas autrement. C’est au contraire, piquer ça et là des idées, se les approprier et créer soi-même son style au gré des envies du moment.

Ce n’est pas se soucier des autres et du qu’en dira-t-on mais oser, avoir de l’audace, et s’amuser des regards désapprobateurs et des petites réflexions qui ne nous atteindront pas tant que nous sommes nous-même en accord avec ce que nous portons.

Qui a parlé de superficialité ? En ces termes, je parlerais plutôt de... liberté !
 

 Ce week-end, j’ai regardé le film – reportage « Mademoiselle C » qui retrace les étapes de la création du magazine de mode de Carine Roitfeld, ancienne rédactrice en chef du Vogue France. Cette phrase, extraite d’une scène où elle cherche à définir avec son équipe ce que sera et ne sera pas son futur magazine, m’a donné matière à réflexion (même si moi, la fille d'à côté m'intéresse) :

« Il manque un mot, c’est le mot rêve. La mode a toujours été un rêve pour moi, mais maintenant c’est devenu une industrie. (…) La mode ne doit pas ressembler à la réalité. Je ne veux pas photographier la fille d’à côté, elle ne m’intéresse pas. Je préfère rêver d’une autre fille. C’est pareil avec la mode. Parfois c’est trop accessible, trop commercial, et ça ne me fait pas rêver. Ce que j’aime avec les magazines de mode, c’est quand ils vous font rêver. Rêver que vous appartenez à un club privé, c’est comme appartenir au monde privé de la mode. »


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Le RER : j'avais oublié...



Ô Paris. Je l'ai déjà dit, cette ville me fait rêver, m'émerveille encore et encore. Mais il y a un aspect qui me pose de plus en plus problème.

Cet aspect, tout à mon envie d'habiter la grande ville, je l'avais gommé. Mais la réalité m'a bien vite rattrappé. C'était en 2011, je venais de quitter le train, gare de Lyon. Je suis descendue en souterrain, j'ai attendu mon train sur le quai bondé. Ma valise était grosse, et moi je me sentais toute petite dans cette foule compacte qui me lançait des regards assasins car je prenais trop de place.

J'ai dû me fondre avec les parois du train, m'excuser d'être là. J'ai senti une angoisse monter en moi : Paris, c'est aussi ça. Cette vérité m'est revenue en plene figure, mais je me suis efforcée de l'éloigner de moi. Maintenant j'étais là, je deviendrais une Parisienne, une vraie, un cliché. De celles qui lancent des regards en biais aux personnes qui bloquent le passage ou qui ne vont pas assez vite dans les escalators, de celles qui ont appris à tourner les pages de leur journal d'une seule main dans le RER le matin, de celles qui ne s'étonnent plus de devoir voyager 40 minutes le visage collé à la fenêtre, des inconnus collés contre soi.

Métro - boulot - dodo. Cela me semblait tellement loin de la campagne, de la petite ville où j'habitais avant. Je ne voyais pas ce qu'il y avait de mal à en faire son crédo : c'était ça la vie active, la vie dans la plus grande des villes de France.

A mes amis de passage dans la ville lumière qui critiquaient, qui faisaient les gros yeux devant les wagons blindés, je souriais, me vexais parfois, arguais que "c'est tellement pratique aussi ! Pas besoin de voiture ici, tu peux aller partout".

Et pourtant, tout cela me pèse aujourd'hui. Je repense à ma vie d'avant, dans ma petite ville de province (attention, ceci n'est pas un cliché : c'était une petite ville, située en province. Point). Je repense à mes 15 minutes de marche le matin pour aller travailler, comme cette petite promenade matinale me mettait de bonne humeur.

Aujourd'hui, c'est systématique, le même scénario tous les jours : pas de place assise. Se fondre dans un coin, tout petit. Etre encadrée par deux, trois personnes, parfois si proches que l'on a l'impression que l'on va s'embrasser ! Rester coincés dans un tunnel noir, le train complètement arrêté en pleine voie. Se demander ce qu'il peut bien se passer. Attendre parfois 20 minutes sans savoir. Comprendre que, outre mon côté un peu claustrophobe, pour les autres aussi c'est angoissant. Les gens se cherchent du regard, se sourient parfois, se rassurent comme ils peuvent. D'autres n'en peuvent plus, font des malaises. Comme cette jeune femme vendredi, de mon âge à peu près, qui est tombée alors que nous étions coincés. "Je me sens mal ! Oh la la, ça va pas du tout !!". Comment quelque chose d'aussi anodin que le trajet que l'on fait pour se rendre à son travail, quelque chose que je faisais autrefois sans réflechir peut devenir une telle épreuve ?

Cela n'a rien d'exceptionnel : c'est notre lot, plusieurs fois par semaine. 

Est-ce anédoctique de la vie parisienne ? Quand ça représente 2 heures de sa journée, quand la moindre des choses que l'on doit faire passe par cette étape, peut-on ignorer notre dégoût naissant pour ces situations ?

En réalité, je crois qu'il s'agit là d'un symptôme, d'une idée dont je sais déjà qu'elle germera et continuera son chemin. Un arbre qui cache la forêt. Et justement, cette forêt, cette nature, la simplicité des villes plus petites plus humaines, marcher simplement dans une ville, pouvoir se promener à pieds, tout cela me manque aujourd'hui.

Je ne vivrai pas encore 10 ans à Paris, je m'en retournerai en province le moment venu, fière malgré tout d'avoir fait mon petit bout de chemin dans la ville de mes rêves d'alors, d'avoir trouvé ce que j'étais venue y chercher, mais contente, oh oui, tellement contente, de respirer à nouveau l'air frais du matin.


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Orgueil, j'ai eu ta peau




Ces jours-ci, je me questionne beaucoup. Depuis 1 an et demi, je me suis fixée un objectif à atteindre. Depuis 1 an et demi, je sais précisément ce que je veux faire professionnellement parlant. Pour arriver à mes fins, je dois réussir un concours jugé comme très difficile.

L'année dernière à la même époque, j'avais commencé une préparation de plus en plus intensive jusqu'à la date des épreuves écrites en février. 6 mois de préparation. D'abord quelques heures dans la semaine, puis 1 heure par jour après le travail, puis deux heures par jour et le plus de temps possible le week-end.

Les résultats n'ont pas suivi, je n'ai même pas été admissible... J'étais déçue, mais j'avais le sentiment d'avoir aussi déçue mon entourage (plus professionnel que personnel) qui était persuadé que j'y parviendrai, que je pouvais le faire.

J'ai répondu aux mines déconfites "ce n'est rien, l'année prochaine je m'y remets". J'y croyais, tellement fort ! J'avais tout planifié et surtout la préparation par correspondance pour me sentir épaulée, pour pallier à mon manque de rigueur, au découragement qui viendrait forcément.

Et la formation est tombée à l'eau. Et j'ai entendu tous ces discours, ces gens me dirent "ah bon, mais vous passez le concours en externe cette année ? Mais vous avez déjà fait du droit ? Vous savez que vous serez en concurrence avec des étudiants qui s'y préparent en continu depuis 2 ans ?" ou bien les mines dubitatives qui en disent tout autant, tout bas.

J'ai failli me décourager, dans un premier temps, à cause de ces discours. 

Alors j'ai utilisé les phrases magiques pour me rebooster : "tu PEUX le faire", "tu vas leur PROUVER", "ils VERRONTde quoi tu es capable". Et puis répondre, lorsque l'on me demande ce que je fais en ce moment à part le travail "Je prépare un concours", ça faisait bien. La fille qui n'a pas de hobbies, qui ne court pas de soirée en soirée, mais qui a un objectif. 

Je me justifiais, je voulais réussir pour les autres, pour prouver quelque chose aux autres. Ces phrases ont  fini par me sauter aux yeux. La motivation n'était tellement pas là ces derniers mois, j'ai dû me les répeter tellement de fois, que j'ai compris que j'agissais par orgueil.

Ce concours tu vois, je pourrais le passer en interne lors de la prochaine session. En interne, ça veut dire beaucoup plus de chances de l'obtenir, ça veut dire moins d'épreuves, ça veut dire un programme de révisions tellement moins lourd. Mais ça veut aussi dire attendre la prochaine session, les écrits en 2016 plutôt qu'en 2015.

Et ça, je ne voulais pas l'entendre jusqu'à il y a peu. Puis le concours approchant, la motivation pour ouvrir les livres le soir n'est pas revenue. Plus que 6 mois. Plus que 5 mois. Plus que 4 mois. Plus assez de temps pour se préparer comme il se doit. Un acte manqué car en ouvrant ces livres les quelques fois où je suis parvenue à me faire violence et à m'y mettre, je ne me suis pas sentie bien. Du tout. Je me forcais. Travailler pour quoi faire ? Cette année mes chances sont tellement limitées ! Le concours en externe c'est effectivement être en concurrence avec des étudiants qui ne se préparent qu'à ça, c'est un programme tellement vaste, des épreuves beaucoup plus dures.

Et je voulais m'infliger à nouveau ces heures de révisions qui m'ont empêchées de vivre durant 6 mois l'année dernière pour un résultat sans aucun doute négatif, tout cela pour prouver aux autres que j'en étais capable !!?

C'était donc ça ma motivation ? 

Eh bien non. Après de longs jours à me torturer l'esprit, à me demander si je devais m'y mettre pour de bon, j'ai compris que ce concours, je le passais pour MOI. Car oui, c'est vraiment ce que je veux faire plus tard. 

Mais du coup, que représente une année d'attente pour obtenir ce que l'on veut dans les meilleures conditions ?

Depuis que cette résolution est à demi formulée dans mon esprit, je me sens toute légère ! Je rentre le soir heureuse chez moi, sachant que je ne vais pas devoir ouvrir un livre pendant deux heures... pour rien.

Et ça, c'est mon orgueil qui s'en est allée. Pas bien loin, car je n'ose pas encore expliquer à certaines personnes que ce projet dont j'ai tant parlé, sera en suspend une année, peur encore de ce qu'elles penseront.

Mais cette décision me donne malgré tout le sentiment d'avoir grandi, d'être plus mature. C'est une bonne décision je crois.



(Photo : Madame-lefigaro.fr)
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Envoyer valser



Ce matin, je me suis levée souriante malgré une bien mauvaise nuit. De celles que, sans savoir pourquoi, on passe à tourner et retourner, à manipuler sans cesse des pensées sans intéret.

Ce matin j'avais un projet pour cette journée : celui d'apprendre à tricoter avec ma soeur pour professeur.

Mais cette journée a été marquée par une violence à mon égard apparement enfouie depuis un moment. 
Pour une broutille, 3 fois rien, celui que je ne peux appeler aujourd'hui que "le mari de ma soeur" est entré dans une rage folle, s'est dit dégouté de ma présence et écoeuré par ma vision et m'a sommé de "dégager" non sans m'avoir insulté. 

Sous le choc, s'en est suivie une scène entre ma soeur et moi dans la voiture qui me ramenait à la gare (après 15 minutes passées chez eux donc et sans avoir mangé), digne d'un téléfilm de M6, entre hurlements, larmes et finalement rires (sans doute plus nerveux qu'autre chose) en nous rendant compte que nous étions toutes deux d'accord pour dire que ce qu'il venait de se passer était inacceptable. 

A la gare j'ai essayé de joindre mon père, qui, en repas "familial" n'as pas daigné m'écouter et a simplement dit "je te rappelle dans l'aprem" alors qu'il ne pouvait ignorer, au son de ma voix, mes larmes. Ma meilleure amie finalement au bout du fil, j'ai laché les vannes et raconté. 

Cette violence verbale on ne peut plus gratuite, savoir ma soeur avec une telle personne, se dire qu'elle mériterait tellement mieux, sentir ce déchirement en la voyant pleurer, ce déchirement encore plus grand de la voir pleurer parce que je pleure. "Je sais qu'il va regretter" m'a t-elle dit. Mais moi cette fois, je ne flancherais pas. Je ne laisserai pas le temps faire son oeuvre, je ne ferai pas "comme si de rien n'était" dans quelques temps. 

Je ne suis pas une poupée de chiffon que l'on prend et que l'on jette à sa guise. Cette haine de moi, je sais qu'il l'a contient depuis quelques temps déjà. Je l'ai remarqué aux silences lourds, à sa mine fermée quand je vais là-bas. Mais elle ne m'est pas adressée uniquement, elle touche tout le monde et se matérialise envers ceux qui ne lui manqueront pas, à lui. Pas ses proches à lui, non, ceux de ma sœur. Comme j'ai mal pour elle maintenant. 

Tout cela me fatigue tellement. J'ai, plus que jamais, des envies d'évasion. Des envies de partir dans une autre ville, et même plus, dans un autre pays. Vivre pour moi, juste pour moi, faire ce qu'il me plaît sans être jugée. Fuite ou pas, bien ou mal, vivre comme je l'entends, envoyer valser.

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La clef du bonheur

Ce week-end, c'était mon anniversaire. Depuis toute petite, enfin, depuis que j'ai conscience de ce que sont les anniversaires, je me répète le jour-J "On y est ! Je n'aurais jamais plus tel âge !

Je dois bien avouer aussi que ces dernières années, les 30 ans approchant, je ne suis pas particulièrement ravie de voir une année de plus s'ajouter au compteur, n'ayant pas coché toutes les cases des "choses à avoir accompli" avant l'âge adulte par excellence (30 si vous suivez bien). Pas de gosse, pas de mec, pas de cercle d'amis de ouf à la "Friends" ou de carrière de working girl (mais j'y travaille).

Je constate cependant que je prends de plus en plus tous les petits pics avec philosophie.

Et ce simplement parce que j'ai compris que le bonheur ne dépend pas des autres. Si l'on veut telle ou telle chose, il faut se donner les moyens pour l'avoir. Ok, ok, phrase bateau par excellence, mais mince, c'est tellement vrai ! 

Tu le veux ce concours ? Eh bien, tu crois que quelqu'un d'autre va bosser pour toi ? Non !

Tu veux un homme dans ta vie ? Tu crois qu'il va arriver, la bouche en coeur, taper à ta porte ? Non !

Se donner les moyens, faire de son mieux, et si les choses n'arrivent pas, ce ne sera pas de notre faute !

Les petits plaisirs participent grandement à mon bonheur. Il y a les grands projets, oui, ceux évoqués plus haut, mais en attendant qu'ils se réalisent, à quoi bon se morfondre ? Je choisis de profiter ! Il ne dépend que de moi de faire ches choses qui me plaisent, si infimes soient-elles parfois, plutôt que d'attendre des autres qu'ils me fassent plaisir, pour un résultat incertain, et éviter ainsi la déception.

Le week-end de mes 26 ans, le week-end dernier, c'est cette vision, touts ces petites choses qui m'ont fait me dire, je suis HEUREUSE. 

C'est :

Un joli gâteau d'anniversaire, préparé avec amour par mes neveux :




Un bouquet de fleurs que j'ai eu un immense plaisir à recevoir car on ne m'en avait pas offert depuis bien longtemps :




Une lecture frivole (dont je ne loupe pas un numéro) :




De chouettes chaussons tout doux, tout chaud, en cadeau d'anniversaire, le pied (mouah, ah, ah) pour cette saison :





Constater que mes cheveux repoussent bien (oui parce que maintenant que je les ai coupé courts, je les veux à nouveau longs, allez comprendre) :




C'est officiel, j'en ai un !!! J'en avais tant entendu parler (et plus particulièrement sur le blog de Coline), et je ne suis vraiment pas déçue ! Juste bluffant, j'ai nommé... l'anti-cernes NARS :





Un objectif à atteindre :




Une robe de plus, mais je ne pouvais pas résister, c'est LA coupe parfaite, LA petite robe noire (et si elle vous plaît, c'est par ici) :




Un selfie (oui le playmobil en marinière, c'est moi), pour me rappeler ces moments tout simplement heureux dans les moments de doute :




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Les plus belles pubs de parfum



(image extraite de la pub "Le grand saut" de Lacoste)

Je ne sais pas vous, mais moi je suis une grande fan de pubs de parfums. Dans ces pubs, la femme est toujours une grande séductrice, irrésistible, sûre d’elle, libre, mystérieuse, femme fatale, femme enfant. 

L’homme lui, est un mâle, un animal, il respire la sensualité, le pouvoir, l’assurance.
Ajoutez à cela LA musique de circonstance, et vous obtenez le message suivant : achetez ce parfum, et achetez par la même occasion le pouvoir qui va avec.

Bon, nous ne sommes pas dupes, mais ça n’empêche que les marques sont quand même très fortes pour nous concocter des spots de qualité.

Voici mes préférés (et n’en choisir que quelques un fut difficile), plus ou moins récents :


Chez les femmes :

  •  Black Code – Armani


Pourquoi j’aime ?  La chanson “Scandalous” Miss Teeq donne de l’intensité au spot !

  • Chanel n°5 (version avec Estella Warren)


Pourquoi j’aime ? Cette pub mythique reprend le conte du petit chaperon rouge dans un décor magnifique.

  • Chanel n°5 (version avec Nicole Kidman)


Pourquoi j’aime ? Peut-être un peu « gnangnan » mais très esthétique, un film en accéléré.


  •  Ange ou démon – Givenchy


Pourquoi j’aime ? Pour la musique (que je n’ai pas pu m’empêcher d’ajouter à ma playlist).

  • Miss Dior Chérie – Dior (avec Natalie Portman)


Pourquoi j’aime ? Natalie Portman, magnifique, qui nous rend toutes jalouses de sa perfection.

  • Valentina – Valentino


Pourquoi j’aime ? Parce que l’on y est : en Italie avec Valentina, à courir dans les rues. Un spot qui respire le charme et la liberté (perso, je trouve la coupe de cheveux de Freja Beha, la mannequin, absolument parfaite).

  •  Acqua di gioa – Giorgio Armani


Pourquoi j’aime ?  Des paysages splendides, un vent de fraîcheur et la musique qui va bien, on sentirait presque les embruns de la mer sur son visage.

  • Ô oui – Lancôme (avec Marie Gillain)


Pourquoi j’aime ? Pour Marie Gillain, toute jeune et toute mimi !

  • Baiser volé – Cartier


Pourquoi j’aime ? Un beau moment, le temps d’une valse et un décor magnifique : rien moins que le grand palais = un spot de grande qualité avec bien sûr… la musique idéale.


Chez les hommes :
  •  L’homme – Yves Saint-Laurent (version avec Olivier Martinez)


Pourquoi j’aime ? Alors là, désolée, je suis faible me direz-vous, mais je trouve Olivier Martinez juste « whaou » dans ce spot ! Regardez-le jusqu’à la fin (il ne dure que quelques secondes), histoire de ne pas louper le dernier regard qu’il lance à la caméra… et fondez !

  • Boss Bottle night – Hugo Boss (avec Ryan Reynolds)


Pourquoi j’aime ? Bon, la présence de Ryan Reynolds n’est pas pour rien dans ma sélection, mais je trouve qu’il y a une montée en intensité dans cette pub, la musique qui monte petit à petit, Ryan Reynolds et la demoiselle qui se déshabille chacun de leur côté, petit à petit, et là encore le dernier petit regard qui en dit long… Mais que va-t-il se passer lol ? Très bien réalisé.

  •  Eau sauvage – Dior (avec Alain Delon)


Pourquoi j’aime ? Alain Delon jeune fut sans doute l’un des plus beaux acteurs jusqu’à aujourd’hui ! L’homme par excellence. Cette pub que tout le monde a sûrement déjà vu, est un extrait du film culte « La piscine » avec Romy Schneider que l’on aperçoit de dos. Un spot classe, mythique.

  • Le grand saut – Lacoste


Pourquoi j’aime ? Alors là, qui n’a pas entendu parler de cette pub ? Qui ?! La musique de cette pub est devenu un énooorme succès bien mérité. Elle colle parfaitement à ce spot, l’accélération juste au moment du grand saut. Tout est parfait ici : le mannequin qui joue à merveille le stress avant de se lancer pour embrasser la jeune femme pour la première fois, le parallèle avec le grand saut qui nous permet de « voir » ce qu’il se passe dans sa tête, et donc la musique que l’on s’empresse d’écouter en entier.

Et vous, quelle publicité de parfum vous a marqué ?

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Une rencontre





Ce soir, elle est invitée à une soirée. Elle sait qu’il va y avoir pas mal de monde, des hommes, des femmes, seulement deux qu’elle connaît, la copine qui reçoit et celle avec qui elle y va. C’est déjà pas mal mais ce n’est pas suffisant, c’est une grande timide. Elle a prévenu ses copines de ne pas la laisser toute seule. Elles ont rigolé, lui ont dit « c’est bon, t’as pas 10 ans ». Elle a boudé, menacé de ne pas y aller, elles ont fini par cédé on dit « bon d’accord, on verra ».
Elle n’a pas beaucoup aimé ce « on verra » mais s’est dit qu’elle verrait bien et que pour une fois, elle ferait un effort.

Elle  hésite devant sa penderie : jouer la carte de la simplicité ou celle de la séduction ? Quitte à être une autre ce soir, elle a sorti l’artillerie lourde, la petite robe noire qui fait toujours son petit effet, le rouge à lèvres et les yeux revolvers.

Dans la rue, le soleil a laissé place à la lune, il ne fait pas trop froid. Elle a noué à la va-vite un foulard autour de son coup, son manteau ouvert laisse entrevoir ses jambes. Elle surprend un regard, au détour d’une rue, et sourit. Ce soir elle se sent jeune, se soir elle se sent belle.

A ses oreilles, une musique, la bande originale de ce moment, de son moment. Elle ferme les yeux deux petites secondes et se dit que cette soirée sera belle, tout simplement.

Même les transports en commun, dans leur réalité crue, ne peuvent la sortir de cette pesanteur, de cette douce rêverie.

Tout Paris se prépare à la fête ce soir. Elle croise un couple main dans la main, lui tient une bouteille de vin. Elle lui jette un regard de connivence, ce soir la vie leur appartient, la ville est entre leurs mains.

Sur un petit bout de papier froissé, une adresse griffonnée. Elle cherche le numéro indiqué, passe deux fois sans voir l’entrée, sa copine lui a fait faux bond, elle la rejoindra plus tard. Elle téléphone à son amie, un petit signe par la fenêtre plus tard, un éclat de rire, et elle franchit le seuil de la porte. Cet appartement, elle y a déjà passé une soirée « entre filles », un masque vert sur le visage, il y a longtemps.
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Mais ce soir, tout est différent. Dès l’entrée, une musique l’envahit, une ambiance. Les lumières sont tamisées, des personnes se retournent sur elle pour tenter d’apercevoir qui est le nouvel arrivant.

Elle enlève son manteau, mais garde son foulard auquel elle s’agrippe comme à une bouée de sauvetage. Elle regrette tout à coup d’être venue, son hôte étant trop occupée aux fourneaux pour tenir sa promesse, son autre amie n’étant pas encore là.
Elle se sert un verre toute seule, fait exprès de prendre un alcool fort, tout de suite. Ne plus penser, ne plus réfléchir.

Elle sort sur la terrasse avec son verre, lève la tête, hume l’air. Quelques gorgées et les effets de l’alcool se font déjà sentir. D’en bas, elle entend une voix crier son nom. Son autre amie arrive, la soirée peut commencer. Cette amie, elle n’a peur de rien ni de personne, elle se fiche de ce que les autres peuvent bien penser d’elle.

Elles ne se lâchent plus. Son amie trouve que les autres invités « font trop guindés ». Alors elles ont pris une bouteille en otage sur la terrasse et refont le monde pendant une heure au moins, elle ne sait plus, le temps passe différemment quand on s’amuse.

Elles n’ont pas vu que l’ambiance à l’intérieur avait changé. Quand elles s’en aperçoivent, les lumières sont éteintes, le volume de la musique a monté d’un cran, voire de deux, la pièce est rempli de monde, et elles sont plus que « joyeuses ».
Au milieu de la pièce, un espace visiblement réservé à la danse est vide. Tout le monde se regarde, bouge discrètement en se balançant d’un pied sur l’autre, de loin, mais personne n’ose se lancer.

Et soudain une musique qu’elles connaissent bien, une musique qu’elles adorent. Elles se regardent, pouffent de rire, et se ruent au beau milieu de la pièce en attrapant au passage leur copine occupée à servir un verre, qui les suit dans un éclat de rire.

Sa tête tourne légèrement mais elle s’en fiche. Elle chante en chœur avec ses copines, elles connaissent les paroles par cœur. Ses copines ont improvisé quelques secondes une valse, elle, elle monte sur une table, bras en l’air. Elle danse n’importe comment et elle adore ça. D’autres se sont aussi lancés en les voyant, mais la plupart les regardent.

Dans un éclat de rire, elle tourne la tête. Là, adossé à un mur, il la regarde, un léger sourire sur les lèvres, un verre à la main. Leurs regards s’accrochent, quelques secondes. Elle lui sourit, franchement. Son sourire à lui s’élargit. Une main lui attrape le bras, l’une de ses copines l’entraîne dans un pas de danse endiablée. Elle la suit, esquisse un pas  en riant, elle sait qu’il la regarde. Elle vérifie : il la regarde. Elle désigne sa copine du regard, en fronçant les sourcils, il pouffe de rire, elle aussi. Une autre musique arrive, elle enlève son foulard, le jette à travers la pièce, elle a chaud. Tout le monde danse maintenant. L’une de ses copines fume une cigarette sur la terrasse « pour prendre l’air », l’autre est partie ravitailler les assoiffés. Elle danse et chante tout à la fois, se fiche de ce que les autres peuvent bien penser. Presque tous les autres…

Elle sent une pression légère sur sa taille. Elle se retourne, il est là, derrière elle. Il lui attrape délicatement les mains, la fait tourner sur-elle-même. Il lui sourit, son regard ne lâche pas le sien. Cette fois, elle ne baisse pas les yeux, elle soutient son regard. Son cœur bat plus vite, elle sait que ce n’est pas à cause des pas de danse.
Ils enchainent les danses, autour d’eux, certains ont abandonné pour un moment, d’autres se sont décidés. Eux n’ont toujours pas échangé un mot, mais un long regard, toujours le même, et des sourires, de ceux qui lui donnent le vertige.

La musique change, elle se fait douce, elle, audacieuse. Elle l’attire vers elle.

-         -  Je m’appelle Julien.
-          - Et moi Emilie.